On lit page 43 qu’Alexandre dit à Aristote : Ces mesures allèrent souvent jusqu'à l'expulsion pure et simple de toute une communauté hors de la cité. Cela est du en grande partie à l’aide du roi Casimir III et à sa politique de tolérance vis-à-vis des juifs. Cependant, dès la première partie du 14ème siècle, des financiers juifs de grande envergure jouèrent un rôle déterminant. Il s’agit d’un culte bien plus récent qu’on ne le pense. En l'état de nos connaissances, nulle présence juive n'est attestée en Alsace avant le 12ème siècle. Yossel se situe dans la tradition du judaïsme d'Alsace qui fait mémoire de deux massacres dont le traumatisme perdure jusqu'à nos jours, ceux perpétrés lors de la première Croisade (1096) dans les communautés de Mayence, Worms et Cologne, et durant la Peste noire (1348-1350). Tant que ces jeux firent partie de la liturgie pascale, ils se déroulèrent à l'intérieur de l'église. Sans oublier les épidémies de peste qui poussent à l'exil nombre de Juifs. Les rabbins du 16ème et 17ème siècle et jusqu’à aujourd’hui ont produit nombre de messies et de prophéties destinées à leur octroyer la victoire sur leurs ennemis (c’est-à-dire à peu près tout le monde) qui ont invariablement échoué, avec quelques catastrophes à la clé. Certains éléments de kabbale sont également inclus dans son essai. Ce statut dans l'Allemagne médiévale doit être analysé en tenant compte de l'évolution politique et économique, sociale et culturelle des forces dominantes en présence. » Dès le 13ème siècle, les sermons des prédicateurs demandaient aux anges de protéger les "enfants de Dieu contre les voleurs, les bandits et les incendiaires, les hérétiques, les païens et les juifs". Notons que Yossel rencontra à plusieurs reprises ces deux derniers empereurs. Les communautés juives constituèrent une source non négligeable de revenus pour le pouvoir central. Abraham désigne la aussi les « juifs » et Ismaël les adorateurs du veau d’or. Après le règne incontesté d'une Église toute-puissante pendant les longs siècles du Moyen Age, la conception de l'homme, de l'univers, de l'Histoire restait centrée sur le christianisme, malgré l'émergence de philosophies renouant avec le monde antique, et malgré la découverte de nouveaux continents. A la fin du Moyen Age, le judaïsme rural prit de l'ampleur. Et le Temple est enfin reconstruit en 638 par « Omar » selon Sophrone. Il y a un reflet de ceci dans la fondation des écoles rabbiniques en Galilée au premier siècle comme le relate Flavius Josèphe (un auteur du 16ème siècle). On notera cependant qu’il existait des Corans alternatifs encore au 16ème siècle. Ces derniers, étant les meurtriers du Christ et des prophètes, devaient être considérés comme les ennemis du genre humain. Paul et l’auteur du Coran parlent comme Campanella d’unifier la religion, mais il semble au contraire que ce sont des schismes qui sont apparus. Il abdiqua en 1556. Il aurait harcelé le pape en ce sens. Il existe également une fausse kabbale, plus tardive. Il était la cible de la haine conjuguée de l'antijudaïsme religieux et de l'hostilité économique. Quant au Saint Empire romain germanique, depuis 1438 l'empereur appartenait à la famille des Habsbourg. Il suffisait qu'un jeune enfant chrétien disparût ou que l'on découvrît son cadavre pour que des juifs fussent arrêtés, soumis à la question par des tortionnaires qu'influençaient les prédications du bas clergé. On pense qu’il s’agit de faire une synthèse du judaïsme et du christianisme moderne. Parmi les auteurs inconnus du grand public, en particulier francophone, nous allons tenter de résumer l’œuvre colossale du professeur Ramon Grosfoguel. L'intérêt est ailleurs : dans la promenade dans Venise du 16ème siècle au temps du Titien. Il est vrai que le Talmud joue un rôle primordial dans la dynamique de l'histoire du judaïsme. Pour ceux qui vécurent alors, cette période aux transitions floues fut riche en profonds bouleversements. A l'Église triomphante, altière, couronnée, tenant une croix dans sa main droite et un calice dans sa main gauche, s'opposait la Synagogue aux yeux bandés, obstinée dans l'erreur. Cette opposition de la religion des hauts-lieux et de la religion du Temple surgit donc plusieurs fois dans l’Histoire : pendant l’Exode (13ème siècle BC), à l’époque des Rois d’Israël et Juda (6ème siècle BC), à l’époque de Paul (1er siècle), au 7ème siècle lors de l’émergence du christianisme messianiste du Coran. Mais, dans sa formation et son orientation spirituelles, il était profondément tributaire de l'exégèse des Sages de France, continuateurs de l'enseignement de Rabbi Salomon ben Isaac, dit Rachi de Troyes (1040-1105). Par ailleurs, la règle des Chevaliers de la pierre d’or, présente dans les Noces chymiques de Christian Rozenkreutz, publiée en 1616, est très proche des Constitutions d’Anderson, premier ouvrage fondateur de la franc-maçonnerie, publiées en 1717. Dans sa Chronique, Yossel relate que, en 1545, les juifs furent confrontés à un nouveau danger : les exactions, voire la mise à mort de la part de "ces gens dont on ne peut comprendre le langage". Il est clair qu’il s’agit d’une œuvre « juive » opposée à l’église impériale, des mêmes auteurs que l’Ancien Testament. Il est facile de constater que le besoin inné de s'aventurer au-delà des frontières rationnelles pousse nombre de nos contemporains à recourir à différentes thérapies de l'âme. Ils admettent le Nouveau Testament, mais continuent de rejeter la trinité, la transsubstantiation. C'est pourquoi des mesures furent prises imposant aux juifs un signe pour les stigmatiser et limiter leurs droits politiques et juridiques. Il ne s’agit donc pas des « chrétiens » mais des « adorateurs du veau d’or ». Il montre notamment que la Kabbale hébraïque est pratiquement indissociable des principes néoplatoniciens. Pic de la Mirandole – célèbre platonicien supposé « converti » au catholicisme par Savonarole – écrit dans ses 72 thèses, que tout kabbaliste juif ne peut qu’accepter la Trinité et que le Messie est Dieu, et que le péché originel a été expié par le Messie. Des convertis accréditaient en effet l'usage du sang lors de la Pâque juive. Moins d'un demi-siècle après les persécutions meurtrières de 1349, des juifs revinrent dans la moitié des localités où ils avaient vécu auparavant, et une immigration venue de France et de Franche-Comté contribua à compenser les meurtres et les expulsions qui suivirent la Peste noire. Traduit de l'allemand et préfacé par Freddy Raphaël et Monique Ebstein. La fidélité sans faille de Yossel à Charles Quint l'amena, sur le plan politique, à combattre les velléités hégémoniques de la France, et à considérer l'Espagne comme une alliée. En de rares occasions cependant, l'accusation de meurtre rituel se heurta à l'incrédulité des autorités municipales ou ecclésiastiques. S'y ajoutent trois grandes vagues de persécutions provoquées par des accusations de meurtres rituels (Guter Werner en Rhénanie, en 1287) et de profanation d'hosties (Rintfleisch en 1298, et Armleder de 1336 à 1338, allant de la Rhénanie à la Franconie). Paul évoque un Christ intérieur mais ne connaît pas encore de Jésus historique. n’a visiblement pas donné les résultats attendus. Pfefferkorn s'en prit dans son Judenspiegel (Cologne, 1507) aux textes juifs et tout particulièrement au Talmud, qu'il dénonça comme une entreprise falsificatrice "propre à aveugler et pervertir les juifs par un enseignement mensonger". Le but de la société étant de prêter aux rois et d’éduquer les princes, on pourra suggérer que malgré les histoires qui circulent autour du pasteur Valentin Andrea, il s’agit d’une société de banquiers. Il souhaitait unifier les peuples du monde sous une seule nation chrétienne, dont la religion serait la religion naturelle de Noé, imposée par l’Eglise de Rome, dont le siège serait transféré au trône d’Adam censé être Jérusalem. Or l’auteur définit les nazôréens comme ceux qui ont refusé de suivre Moïse en Israël. Elle rend à l’histoire des juifs portugais ses contours, qui dépassent donc les grilles religieuses ou géographiques classiques : par la force du baptême collectif de 1497, l’histoire judéo-portugaise va au-delà de l’histoire du judaïsme stricto sensu, de même qu’elle a outrepassé les frontières de … Paul de Tarse veut aussi réconcilier deux factions. Les protestants vont conserver cette dénomination de Temple pour leurs assemblées. La centralisation du culte est alors dans les mains de la secte Lévite, appelée aujourd’hui halévie en Turquie, ou Alaouite en Syrie. Surahwardi, le mystique musulman chiite du 12ème siècle tant étudié par Henri Corbin, évoque… Zoroastre. De fait, la Kabbale est néoplatonicienne. Du point de vue économique, les juifs d'Alsace, de même que ceux du reste de l'Empire, étaient exclus des guildes d'artisans, de l'administration, de la justice et du métier des armes, ainsi que du travail de la terre. Rappelons celui de septembre 1242, place de Grève à Paris. Durant la Diète de Worms, Yossel remit à Charles, au nom de l'ensemble des juifs d'Europe, la somme de trois mille florins à titre de contribution à l'effort de guerre. La Confessio fraternitatis de 1615 condamne la scholastique médiévale (c’est-à-dire l’hermétisme d’Aristote), mais prescrit de suivre les prescriptions de la Bible. Vêtus d'habits des 15ème et 16ème siècles, ils portaient un chapeau pointu et s'exprimaient dans un jargon pseudo-hébraïque qui incitait à la moquerie. Dans les domaines de l'économie et des inventions, même parallèle : au 16ème siècle l'autarcie des villes fit de plus en plus place à un capitalisme grandissant; aujourd'hui, nous sommes confrontés à la mondialisation et à l'inconnue de ses retombées. De nombreuses gravures de l'époque témoignent avec réalisme de la vie quotidienne et de ses profondes misères. Au 15ème siècle, les princes et les villes s'émancipèrent graduellement de la tutelle de l'empereur et s'efforcèrent d'acquérir le pouvoir juridictionnel sur les juifs afin d'en retirer le profit maximum. Il s'agissait cependant là d'un christianisme dont les dogmes, la hiérarchie et les pratiques étaient fortement remis en cause. Ces villes pouvaient être qualifiées de "piliers de l'urbanisation médiévale et la diffusion des implantations juives en était une partie intégrante". « La religion de Noé » n’existe pas dans les textes chrétiens. C'est l'époque où les adeptes de l'Eglise et de la Réforme confrontaient et contestaient les articles de leur foi, et s'observaient avec méfiance. Quant à l’identification de la religion des « juifs » chez l’auteur du Coran et Paul, il s’agit de la religion messianiste des prêtres du Temple. quoique sous d'autres formes ? Les trois points de la Kabbale, repris dans la signature des maçons, sont un symbole de la trinité platonicienne. Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En étant ainsi au sein du milieu ecclésiastique, Luther y vit beaucoup d’actions déplaisantes, notamment la vente des indulgences. L’épisode de la « reconstruction du Temple » par ses prêtres est également répétée de nombreuses fois. Au-delà de ce qui explique les mouvements révolutionnaires juifs sous l’angle strictement politique, le dernier livre d’Eugene Michael Jones explore le substrat théologique d’une histoire trop souvent ignorée ou déformée. L'imprimerie, inventée vers 1440 à Strasbourg par Gutenberg, révolutionna, grâce à la diffusion des livres, la propagation rapide des idées. Pour ma part, je ne serai pas surpris que cet ouvrage Rose-Croix soit de 1716. Mais, progressivement, ils furent joués sur le parvis, puis sur la place du marché. Ces aveux servaient ensuite à justifier la confiscation des biens des bvictimes, dégageant par là même les débiteurs de leurs dettes. Les sephiroth de la première sont indissociables des émanations néoplatoniciennes, et tous les principaux livres de la Kabbale jusqu’au Zohar sont néoplatoniciens en esprit. A leur tête, des conseils élus et des représentants (parnassim) en assuraient l'administration. Comme Postel, il propose une religion rénovée et naturelle portée par l’Eglise catholique. On lit page 42 chez Lozac’hmeur : « la mort […] du héros puis sa résurrection, qui fait de lui un fils du Dieu civilisateur, symbolisent la mort et la résurrection initiatiques ». Dans la Bible, elle apparaît comme les épisodes réécrits où les adorateurs du veau d’or sont exécutés, les rois désobéissant à Yahwé châtiés. Il y eut certes des périodes de crise, de persécutions et de massacres, mais à la veille de la Grande Peste (1348-1350), les juifs étaient présents dans 49 des 66 villes alsaciennes, ainsi que dans des bourgades de moindre importance comme Marlenheim et Bischwiller. L'art, dont les sujets étaient jusqu'alors presque exclusivement religieux, se tourna de plus en plus vers le monde profane. D’un côté une partie d’entre eux ont accepté le Nouveau Testament : les protestants. Quant aux « juifs », il s’agit des membres du culte du Temple de Jérusalem. Les taxes exigées par le seigneur du lieu, les armées ou les bandes guerrières qui traversaient ses terres, indifférentes à la destruction des récoltes, en faisaient un paria. Ecole Juive Paris 16ème | Les écoles juives qui font partie du département Paris - Alloj.com ***** Dans sa forme tardive, elle est représentée par le néoplatonisme de Gesmisthus Plethon et Gennadi Scholarius, aka Platon et Aristote dans les reconstitutions d’Anatoli Fomenko, qui préparent le concile de Ferrare/ Florence de 1438. Comment ne pas voir la dynamique d'une force dévastatrice déclenchée par une logique passionnelle que rien ne peut arrêter ? La fréquentation des offices le jour de Kippour l’atteste. Elle est d’abord perçue comme hérétique, prend l’ascendant à « Babylone », est persécutée dans la première moitié du 17ème siècle, puis reprend à nouveau le pouvoir. Samuel le Hassid (" le Pieux"), qui fut l'un des fondateurs du piétisme rhénan, rendit visite aux communautés de Provence, notamment à celle de Narbonne. Si ce qu’il appelle la gnose transhistorique est présente dans tant de mythes à travers le monde, c’est que ce n’est pas une tradition minoritaire en opposition aux Evangiles. Un recensement des Juifs, habitant dans le comte de Hanau-Lichtenberg en 1725, donne pour Bouxwiller 31 familles et 5 veuves, et pour tous les baillages 157 familles et 9 veuves. puis par communautés. Face à l'épanouissement de la mystique et de la Cabale, une démarche philosophique fortement marquée par le rationalisme connut un élan puissant. Cela est du en grande partie à l’aide du roi Casimir III et à sa politique de tolérance vis-à-vis des juifs. Car, prétendait-il, l'étude du Talmud témoignait par excellence de l'entêtement volontaire des juifs dans l'erreur et de leur refus de se rallier à la vraie foi, si bien que toute "violence" (Gwalt) exercée à leur égard n'avait pour finalité que leur salut («nur zu ihrem Besten»). Alors pourquoi tourner aujourd'hui nos regards vers lui ? Et Jean-Claude Lozac’hmeur nous en fournit de nombreux exemples à travers les descriptions d’états ou de cités idéales. Ismaël désigne aussi les « chiites » qui refusent de suivre Musa le 7ème imam des chiites duodécimains au 8ème siècle. Le clan ismaélien des Assassins, sera d’ailleurs connu à partir du 11ème siècle comme « naziriyas ». L’Eglise appellée catholique au Moyen-Age est le néoplatonisme (platonisme en réalité), un culte à Mystères des « hauts lieux » et la religion impériale. Des positions antagonistes sont aussi présentes dans les écritures conciliaires. Jésus est postérieur à Mahomet. Or, pour acquérir la maîtrise de cette langue, ils furent obligés de recourir à l'enseignement de rabbins ou d'érudits juifs. Les archives des villes du Saint Empire où Yossel déploya ses activités politiques et diplomatiques sont remplies de documents qui le concernent. Par ailleurs, à la même époque, des exégètes allemands voyagèrent en Europe centrale et, traversant la Pologne, allèrent jusqu'en Russie. A la civilisation andalouse qui s'épanouit al… Celui qu'elle appelait "l'homme exemplaire" l'aida à surmonter l'horreur de la Shoah et à se réconcilier avec son pays. Entre 1480 et 1520, on relevait davantage de communautés villageoises qu'urbaines. Dans l'Alsace de la deuxième moitié du 15ème siècle, de très grands prêteurs d'argent juifs furent volontiers accueillis par les cités, notamment Eberlin d'Eichstetten qui s'installa à Colmar en 1437, Isaak, alias Juda de Bambis, de Mulhouse, qu'un de ses débiteurs nobles fit assassiner par un arbalétrier, Han (ou Johanan) d'Oppenheim et Model qui s'installèrent à Colmar. Nonobstant la date et le contexte supposés, on pourrait croire que Paul est l’auteur du Coran ou du moins de la seconde sourate. Il montre aussi que le culte de Mithra est utilisé larga manu dans les rituels du grade maçonnique d’apprenti. Les évêques furent les garants les plus importants de leur statut, car ils étaient considérés comme "minorité protégée". La période saadienne (1509-1659), si elle est favorable aux grandes familles juives, est meurtrière pour le petit peuple souvent forcé à la conversion. Quant à Yossel, il rédigea, à la fois pour son propre cheminement spirituel et pour celui de ses contemporains, un résumé d'une oeuvre d'orientation rationaliste, le Derekh Emouna (La Voie de la foi) de l'exégète Abraham Bibago (Constantinople, 1522). Ensuite, les vertus salvatrices qu'ils attribuaient au sang chrétien, d'où son utilisation dans la fabrication de pains azymes au moment de la Pâque juive, et celle d'un baume guérisseur pour les enfants nouvellement circoncis. A LA CHARNIERE DU MOYEN AGE ET DES TEMPS MODERNES, LE CONTEXTE RELIGIEUX, HISTORIQUE ET CULTUREL, "[En 1520,] notre pays ne connaissait pas la paix car le roi de France était jaloux de l'empereur. Certains textes en hiéroglyphes trouvés en Egypte correspondent à un culte gnostique chrétien ou platonicien, ainsi le livre de Thoth. Changer ). Le mot de Goths était utilisé au Moyen-Age pour désigner les Juifs (du Temple). Au moment où nous terminons la traduction de ce livre, nous nous posons avec beaucoup d'angoisse la question de l'avenir d'Israël, et nous sommes consternés de constater l'absence d'un véritable homme d'Etat qui pourrait par sa sagesse conduire son peuple et le faire sortir d'une situation apparemment inextricable.